 Pierre Garnier et Claude Kayser, président l'association humanitaire, pendant la brocante (photo Pierre Gallion)
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5/09/2008
En route pour Agadez
Messigny-et-VAntoux
Près de deux mille entrées, quatre-vingt-dix exposants dont douze professionnels, stand de bijoux touareg très fréquenté, nombreuses questions historiques sur la structure de certaines pièces et exposants satisfaits de leur journée, les objectifs de la brocante à caractère humanitaire de l'association la Croix d'Agadez de dimanche ont étéatteints. « Nos panneaux informatifs sur nos actions dans la vallée de Boughoul, au Niger, ont été lu souvent avec une attention qui a généré nombre de questions, souligne le président Claude Kayser. Ravitailler les cantines de Boughoul « Nous avons également recueilli des dons importants en petits matériels scolaires émanant de personnes non adhérentes à l'association. Nous avons été très sensibles à cette démarche spontanée. Le bilan financier provisoire de la journée devrait nous permettre d'assurer le ravitaillement des cantines scolaires de Boughoul pour les trois premiers trimestres 2008-2009. « Seules cinq personnes sur deux mille ont refusé de payer l'euro symbolique d'entrée qui est directement injecté dans nos actions d'urgence. » Les responsables de l'association ont prévu de se rendre à Agadez en octobre, si les autorités accordent leur autorisation. Le programme sur place serait alors le suivant : recherche d'un local pour héberger dix-sept collégiens, d'une cuisinière pour les repas, d'un enseignant pour les encadrer le soir, achat de livres scolaires à Niamey (on ne les trouve plus à Agadez), réunion avec les collégiens et leurs parents, avec les enseignants, avec les notables de la vallée de Boughoul : « Un séjour très chargé certes, mais nous continuerons à nous investir coûte que coûte », indique le vice-président, Pierre Garnier. Seule ombre au tableau : de nombreux panneaux annonçant la manifestation à visée humanitaire d'urgence avaient été retrouvés « massacrés » ou ont été tout simplement dérobés. « Les 180 élèves de la vallée de Boughoul remercient ces prédateurs pour leur manque de tolérance », conclut Claude Kayser.
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